23/09/2008

 

8 nov.: conférence "Climat & Ecosocialisme" - Bruxelles

Samedi 8 novembre 2008 // Bruxelles

D'après le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), le changement climatique est un fait. Mais quelles conclusions en tirer? Quelles stratégies avancer à partir d'une perspective de gauche, émancipatrice? Consommer autrement ne suffira pas. Des changements plus structurels s'imposent mais les autorités et les entreprises ne veulent pas toucher au principe sacré du marché. Comment pouvons-nous construire un large mouvement pour un changement social-écologique à partir d'en bas ? Comment pouvons-nous écologiser la lutte sociale et rendre la lutte écologique plus sociale? Et comment pouvons-nous donner un contenu "écosocialiste" au projet d'une alternative de société anticapitaliste?

Autant de questions urgentes  pour toute la gauche, auxquelles il n'y a certainement pas de réponses toutes faites. Nous les poserons à une série de conférenciers de notre pays et internationaux, universitaires et activistes, syndicalistes, militants politiques ou du monde des ONG. La Formation Léon Lesoil, avec le soutien de la LCR, réunira ce panel le 8 novembre prochain dans le cadre de la conférence "Climat et écosocialisme". Un appel au débat pour toute la gauche.


Ouverture : 10 h. Mots d'accueil: 10h15

10h.30- 12h.30

Kyoto: le marché des droits d'émission de gaz à effet de serre peut-il sauver le climat?

Le protocole de Kyoto a instauré un marché lucratif en matière de droits d’émission de gaz à effet de serre, et permet d'obtenir de tels droits via des projets concernant l'environnement dans le Sud (le prétendu Clean Development Mechanism, CDM). Kyoto permet-il de faire reculer effectivement l'émission des gaz à effet de serre? Quels effets a le commerce des droits d'émission? Qu'implique ce système pour le Sud? Que penser de propositions comme la vente aux enchères des droits d'émission ou l'élargissement du CDM?

Avec : Daniel Tanuro, Michel Husson, Brigitte Gloire

13h.30-15h.30: trois ateliers parallèles

1. Les syndicats et le climat

Quel rôle les syndicats peuvent-ils jouer dans le mouvement contre le changement climatique? Avec quelles stratégies, tactiques et revendications peuvent-ils apporter une contribution à cette lutte?

Comment lier conditions de travail et environnement? Que peuvent faire les délégués dans leur entreprise contre le changement climatique? Si nous pouvons parler d'"écosocialisme", pouvons-nous aussi parler d'"écosyndicalisme"?

Avec André Henry, Dominique Defrise, Silvio Marra 

2. Luttes éco-sociales en Amérique Latine

Des mouvements qui relient des thèmes sociaux et écologiques sont nés dans de nombreux pays d'Amérique Latine. Au cours des dernières années, nous avons assisté à une résistance massive contre l'agro-industrie, l'industrie minière, la privatisation et la vente des matières naturelles et la politique néolibérale. Des gouvernements de gauche sont arrivés au pouvoir sur base de cette vague de protestations. Le président équatorien Rafael Correa a promis de ne pas exploiter le gaz national, mais en échange, il a demandé une compensation de la communauté internationale. D'autre part, les programmes sociaux du président Chavez au Venezuela sont basés sur les revenus du pétrole. Quelles perspectives ce vent de gauche offre-t-il au projet écosocialiste?

Avec Luc Vankrunkelsven, Bélen Torres, Michael Löwy

3. Limites à  la croissance

Les écologistes reprochent parfois aux marxistes d’être aussi productivistes que les capitalistes. Selon eux, pour les marxistes, la « croissance » serait également une « vache sacrée ». Il suffit de rappeler les gigantesques plans d'industrialisation menés en Union Soviétique…

Aujourd'hui, on assiste à une prise conscience profonde que la Terre est limitée et que chaque activité économique soustrait de l'énergie et de la matière à la planète. L'écomarxisme d'auteurs comme John Bellamy Foster ou Paul Burkett met l'accent sur la critique de Marx sur "la production pour la production et la consommation pour la consommation". Quelle contribution ce courant de pensée apporte-t-il au débat sur la croissance? Comment pouvons-nous arrêter la croissance économique ou même réduire l'économie matérielle (comme le plaide, e.a., le mouvement pour la Décroissance)?

Avec Daniel Tanuro, Michel Husson, …

16h.- 18 h.

Ecosocialisme, un projet « rouge et vert »?

Le débat existe depuis quelques années. Dans quelle mesure s'agit-il d'une « correction » ou au contraire d'un approfondissement du socialisme classique? A quoi peut ressembler concrètement une société écosocosialiste? Que faire avec l'industrialisme, la technologie, les modèles de consommation? A quoi ressemble une stratégie écosocialiste?

Avec Mathias Lievens, Michaël Löwy, Derek Wall

Présentation des conférenciers (confirmés):
  • Dominique Defrise, travaille pour la FGTB au sein du « Réseau Intersyndical de sensibilisation à l'environnement » (http://www.rise.be)
  • Brigitte Gloire, travaille à Oxfam-Solidarité, où elle s'occupe entre autres du développement durable et du changement climatique (http://www.oxfamsol.be)
  • André Henry, syndicaliste de combat (FGTB), membre de la LCR, dirigeant de grèves importantes à Glaverbel dans les années 70, où les travailleurs exigeaient la reconversion de leur usine en entreprise publique pour l'isolation des logements
  • Michel Husson, économiste, chercheur à l'IRES (France); auteur d'une série d'ouvrages sur le néolibéralisme, dont « Un pur capitalisme » (Page deux, 2008), « Les casseurs de l'Etat social » (La Découverte, 2003), « Le grand bluff capitaliste » (La Dispute, 2001), « Six milliards sur la planète: sommes-nous trop? » (Textuel, 2000), « Les ajustements de l'emploi » (Page deux, 1999). ( http://www.hussonet.free.fr )
  • Mathias Lievens, doctorant en philosophie politique, actif dans la campagne écosocialiste de la LCR
  • Michael Löwy, sociologue au CNRS (France), auteur de plus d'une dieaine d'ouvrages sur le marxisme, la théologie de la libération, l'écologie, Walter Benjamin etc, dont « Ecologie et Socialisme » (Syllepse). Il est le co-fondateur du Réseau informatique International Ecosocialiste et auteur du Manifeste Ecosocialiste : http://www.ecosocialistnetwork.org
  • Silvio Marra, syndicaliste de combat; ensemble avec Roberto d'Orazio, un des dirigeants de la grève des Forges de Clabecq à la fin des années '90
  • Daniel Tanuro, ingénieur agronome et co-initiateur de l'appel "Climat et Justice Sociale" (http://www.climatetjusticesociale.be). Il a écrit de nombreux articles sur la question de l'environnement, voir sur: http://www.europe-solidaire.org et http://www.lcr-lagauche.be
  • Bélen Torres, ancienne dirigeante de l'organisation paysanne ANUC-UR en Colombie. Elle vit momentanément en exil en Belgique
  • Luc Vankrukelsven, actif à "Wervel", une organisation qui plaide pour une agriculture juste et responsable (http://www.wervel.be). Il a écrit divers livres sur l'industrie du soja, sur les mouvements paysans dans le sud et l'agriculture alternative.
  • Derek Wall, porte-parole du Green Party d'Angleterre et du Pays de Galles; auteur, entre autres, de « Babylon and Beyond », « The Economics of Anti-Capitalist », « Anti-Globalist and Radical Green Movements » (Pluto Press) et « Green History ». Lecteur en Littérature Environnementale, Philosophie et Politique (Rotledge). Son blog : http://another-green-world.blogspot.com/

Cette liste sera complétée ultérieurement. Toutes les informations sur http://www.lcr-lagauche.be


INFO PRATIQUES

Quand?: Samedi 8 novembre 2008

Où?: Salle « De Pianofabriek », rue du Fort 35, 1060 Bruxelles (Saint-Gilles), à cinq petites minutes de marche à partir de la Gare de Bruxelles-Midi. Tram 51

Organisation:  Formation Léon Lesoil asbl avec le soutien de la LCR

Inscriptions souhaitées à: info@ecosocialisme.be

Entrée: 5 euros (3 euros pour les petits revenus)

Traductions simultanées.

Ecosocialisme?

Qui veut changer la société aujourd'hui le fait dans un monde qui a un tout autre aspect qu'il y a cent ans. La question sociale est toujours aussi cruciale et s'aggrave du fait du néolibéralisme qui creuse le fossé entre riches et pauvres, entre travailleurs et rentiers. Depuis plusieurs années, de «nouveaux » terrains de lutte ont également été investis: le féminisme, la libération des lesbigays et la crise écologique, autant de combats qui exigent à juste titre d'occuper une place centrale et une réinvention du projet socialiste afin de les intrégrer.

Après la chute du bloc de l'Est, qui a laissé un héritage environnemental épouvantable, ce projet ne peut plus être le même que précédemment. La social-démocratie européenne classique n'a pas de réponse non plus au problème écologique. Pendant les années d'après-guerre, elle a suivi la logique capitaliste de la croissance pour en faire bénéficier partiellement les travailleurs. A partir des années 80, elle collabore à l'exécution de l'agenda libéral qui a inversé les mécanismes de redistribution des rtichesses et a accru la catastrophe environnementale à une vitesse accélérée. Le changement climatique, la perte de la biodiversité, la pollution de l'air et de notre nourriture: l'ampleur de la crise écologique commence à être bien connue. Mais quelle est l'alternative? Et comment pouvons-nous l'atteindre?

Dans l'hypothèse portée par l'écosocialisme, la rupture avec le capitalisme doit être encore plus radicale que ce qui est admis dans le projet socialiste courant. Qui veut changer la société dans le sens écosocialiste ne peut pas se limiter à changer les rapports de propriété et étendre la démocratie à la sphère économique. Il faut également faire quelque chose avec l'héritage technologique et culturel du capitalisme, vis à vis de l'échelle avec laquelle on produit et on vit, avec les besoins qui sont créés par la société de consommation.

L'écosocialisme implique aussi une hypothèse stratégique: la constitution d'un mouvement écologique de masse ne peut se faire que lorsque le social et l'écologique deviennent intrinsèquement liés. Toutes les tentatives néolibérales pour faire payer la crise par les consommateurs individuels et donner encore plus de place au libre marché (comme dans le commerce des droits d'émission) sont  non seulement inefficaces, mais éloignent en outre la masse de la population de la cause écologique.

L'écosocialisme part de l'idée que l'exploitation du travail et l'exploitation de la nature sont liées et que la lutte pour l'environnement est indissociablement liée à la lutte pour la redistribution des richesses, la justice sociale et le contrôle démocratique de l'économie.

Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement? Quel aspect peut avoir une société écosocialiste? Comment, à partir de cette perspective, aujourd'hui, pouvons-nous construire un large mouvement de gauche pour le climat? Voilà les questions que nous posons aux orateurs lors de cette conférence.

Le vendredi 7 novembre, se tiendra un séminaire à part sur « l'écomarxisme ». Les orateurs seront Derek Wall et Daniel Tanuro. Ils débattront ensemble sur les possibilités et les limites de l'écologisation du marxisme, à partir de l’oeuvre de John Bellamy Foster et sa reconstruction de la théorie de Marx sur le métabolisme entre l'être humain et la nature. Plus d'info sur ce séminaire via info@lcr-lagauche.be ou bientôt sur le site web http:www.lcr-lagauche.be


 


 

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13/09/2008

I.) Motion du Conseil communal d'Anderlues du 16 septembre 2008.

A l'attention du Collège Communal:
 
En vertu de l'article L1122-24 du code de la démocratie locale et de la décentralisation, le groupe Gauche présente le point supplémentaire suivant à l'ordre du jour de la séance du Conseil qui aura lieu le mardi 16 septembre 2008  à la Maison communale.
 
  
Le conseil communal d'Anderlues demande une meilleure coordination des horaires pour les correspondances  de transport en commun entre les deux régionales des TEC, à savoir, celle de Charleroi d'une part et de La Louvière d'autre part. Le délai d'attente  est  souvent très long à l'arrêt dit "Monument" . Il faut plus d'une heure pour traverser  notre seul localité (commune non fusionnée).
 
De plus le WE il n'y a aucun service pour le quartier de Lalue. L'accès  pour la population fragilisée et/ou sans moyen de transport individuel, notamment au nouveau centre de redéploiement  commercial, est impossible ou assez onéreux.
 
Au moment où l'on souhaite sensibiliser la population à la question du réchauffement climatique provoqué par la pollution et la consommation excessive de l'énergie, c'est assez discutable.
 
 
Freddy Dewille
 
Conseiller Communal du groupe "GAUCHE".

Solidarité avec la Bolivie et le Venezuela contre l'ingérence Yankee!

Solidarité avec la Bolivie et le Venezuela contre l'ingérence Yankee!


 

Le peuple bolivien et son gouvernement présidé par Evo Morales sont confrontés à une tentative de déstabilisation violente menée par les secteurs les plus réactionnaires de la classe domintante blanche, soutenue en sous-main par l'impérialisme yankee.

 

Il s'agit bel et bien d'un conflit de classe et raciste. Enragée par les réformes sociales et politiques en faveur de la majorité pauvre du pays - composée d'Indiens et de métisses opprimés depuis des siècles - et rendus furieux suite à leur défaite au référendum démocratique qui a confirmé par 67% des voix le maintien du président Evo Morales, l'élite blanche raciste n'a plus d'autre recours que d'attiser une véritable guerre civile en Bolivie afin de renverser le cours des choses.

 

La bourgeoisie bolivienne a fait le choix de lâcher contre le mouvement populaire et ouvrier des bandes armées typiquement fascistes, telle que l'Union de la jeunesse de Santa Cruz, composée de jeunes issus de l'élite blanche, de criminels et de « lumpens ». Ces bandes organisent de véritables pogroms contre les militant/es des mouvements sociaux, syndicaux, contre les partisans du président Morales ou contre tout Indien. Ils arborent ouvertement les symboles du nazisme ou du franquisme, sources auxquelles ils puisent leur idéologie et leurs méthodes à travers une filiation historique puisque de nombreux nazis allemands et franquistes espagnols ont trouvé refuge dans ce pays.

 

Le groupe Gauche  d'Anderlues exprime sa totale solidarité avec le peuple bolivien, son gouvernement et ses organisations sociales et populaire et leur droit à l'auto-défense armée contre ces agressions fascistes.

 

Nous dénonçons l'ingérence à peine masquée de l'impérialisme étatsunien. Bush et son clan de fanatiques illuminés n'ont plus aucune retenue à quelques semaines des élections présidentielles étatsuniennes. Ils tentent par tous les moyens d'attiser les conflits partout dans le monde, de la Bolivie à la Géorgie et au Pakistan, afin de garantir leur maintien au pouvoir en favorisant leur candidat Mac Cain. En multipliant les conflits, ils veulent justifier le programme ultra-réactionnaire et militariste de ce dernier.

 

Le groupe Gauche soutient les gouvernements populaires de Bolivie et du Venezuela, qui ont mille fois raison de lutter contre cette ingérence en expulsant les ambassadeurs US de leurs pays. Ces derniers agissent comme des pro-consuls de l'Empire, tirant les ficelles des actions de déstabilisation violente dans le but de renverser dans le sang ces gouvernements démocratiquement élus.

 

Nous invitons l'ensemble du mouvement ouvrier en Belgique à exprimer sa solidarité avec les peuples bolivien et vénézuélien et leurs gouvernements et à dénoncer les manoeuvres criminelles de Washington.